dimanche 14 octobre 2018

L'eau et le parfum





Il était interdit de pénétrer dans le salon du piano. A moins que sa mère ne le fît venir expressément. Sa bonne alors l’y conduisait et le laissait sur le pas de la porte qui demeurait entrouverte. Pisti s’avançait à travers cette porte à double battant et s’inclinait devant la lumière, spectre hautain, drapé de velours, qui pointait son doigt sur lui.
- Mère, je vous baise la main.
Suite à découvrir ⏬

dimanche 23 septembre 2018

Le Petit Peuple



Zürich, le 31 août 1939

  
- Un petit peuple créateur de grandes œuvres !
Berthold donna un coup de canne sur le dossier de la chaise et apprécia le son net et clinquant que le métal rendait. C’était au moins la troisième fois qu’il répétait la devise de l’exposition en soupesant chaque mot, comme s’il en éprouvait la consistance.
- Cent pour cent aluminium !
Il s’installa sur le siège en écartant les jambes et en prenant soin de retrousser les canons de son pantalon. Puis il tendit le regard vers la rive opposée et la bande bleue du lac qui la soutenait. On distinguait même les Alpes glaronnaises avec un peu de neige sur leurs sommets.
Suite à découvrir ⏬

lundi 22 janvier 2018

"Soeurs de Sang" sur MonBestSeller.com

Paru pour la première fois sous la forme d'un roman feuilleton sur les plateformes d'auteurs-lecteurs "welovewords.com" et www.wattpad.com entre décembre 2016 et avril 2017, "Soeurs de Sang" a été distingué et recommandé par le comité de lecture de MonBestSeller (www.monbestseller.com).

A découvrir...

samedi 20 janvier 2018

"Lève-Toi et Marche" en affiches

Quelques créations des élèves du Gymnasium Lerbermatt de Köniz, inspirées par le roman "Lève-Toi et Marche" (Bernard Campiche Editeur, 2016) à l'occasion du Roman des Romands.

Merci infiniment à tous les élèves du RdR 2017-2018 pour avoir insufflé tant de couleurs et de vie à ce récit.




vendredi 22 décembre 2017

Vis ta vie




Il s’est réveillé au milieu de la nuit. Ce n’était pas la première fois que cela lui arrivait. Comme d’habitude, il s’est empressé de regarder l’heure sur son réveil pour se repérer dans le vide et l’obscurité. Il était deux heures trente du matin. Cela voulait dire qu’il avait dormi au moins pendant trois heures et qu’il lui restait encore quatre tours de cadran avant la sonnerie fatidique du réveil. Devait-il s’en réjouir ou s’en inquiéter ? Quatre heures de repos ou d’attente interminable ? Il s’est levé pour aller aux toilettes. Il a ouvert le tiroir sous le lavabo pour prendre la boîte de somnifères en se demandant s’il était raisonnable d’avaler un demi-comprimé à cette heure-ci. Il a finalement choisi de ne rien prendre et de laisser le hasard décider de son sort pour le restant de cette nuit.

Suite à découvrir