mercredi 14 décembre 2016

"La mort digne" (Roman, Bernard Campiche Editeur, 2003)


Albert Biollaz, officier instructeur de carrière de l'armée suisse, vit une retraite aisée et heureuse en compagnie de son épouse et de son fils, Vincent, étudiant en lettres. Atteint d'une maladie incurable, il prend contact avec une association nommée S.O.S. (Sterben Ohne Schmerzen). Il désire organiser son départ de ce monde, comme il a mené toute sa vie. Peu à peu, Albert Biollaz s'égare, perd ses certitudes et se retrouve seul face à la " Grande Faucheuse ". Pour son premier roman, totalement fictif, Frédéric Lamoth dresse un portrait très ironique de la société helvétique, entre armée, service à la Patrie et vie simple. Sans jamais être méprisant, l'auteur nous touche par la justesse de son regard sur une certaine Suisse, aujourd'hui en grande mutation. Le roman marque aussi en profondeur par son sujet délicat et douloureux : organiser sa propre mort et y faire face.

Revue de presse (voir plus)

À 28 ans, Frédéric Lamoth signe un excellent premier roman.
Frédéric Lamoth signe un premier roman d’une justesse de ton et de regard rare. Il fait preuve d’une belle maturité pour un écrivain de 28 ans en évoquant cette Suisse sérieuse, qui assume sans se plaindre. Albert Biollaz, homme sur le crépuscule, est symptomatique d’une société qui refuse que le hasard dicte sa loi qui veut contrôler ce qui ne l’est pas. Et qui ne le sera jamais.

CONTESSA PINON, La Côte


Premier roman du Vaudois Frédéric Lamoth, né en 1975. La Mort digne mêle ironie et tendresse, sourire et douleur. Parce que derrière le récit de cette mort acceptée se profile une vision acerbe d’une certaine Suisse.
Officier instructeur à la retraite, Albert Biollaz est atteint d’un cancer incurable. Il a pris contact avec une association, «Sterben ohne Schmerzen», qui l’aide à préparer son départ. Étudiant en lettres, son fils raconte ses derniers instants et finit par se découvrir une vocation d’écrivain.
La Mort digne distille une ironie aussi discrète que réjouissante. Des souvenirs de Savatan à la collection d’armes au sous-sol de la maison bourgeoise. Et malgré des phrases qui sentent parfois un peu trop l’application, il faut une belle assurance pour sourire sur un sujet aussi grave, pour mêler avec tact l’amusement à l’émotion.

ÉRIC BULLIARD, La Gruyère


La Mort digne de Frédéric Lamoth. Premier roman entièrement fictif d’un jeune médecin de vingt-huit ans qui fait très fort en alliant vie professionnelle, vie familiale et passion pour l’écriture. Son livre pose les questions sur le droit de choisir le moment de sa mort, quand on se sait condamné par la médecine. L’écrivain laisse le soin au lecteur de se positionner. Ce livre évoque aussi les rapports père fils et les tensions qui peuvent en découler.

PIERRE BLANCHARD, La Presse Nord Vaudois

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